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    PUBLICITE

     

    De plus en plus je te méprise

    Mais je suis sous ton emprise

    Tu me grises

    Tu m'attises

     

    Tu crée les plus grands plaisirs

    Tu forges les plus puissants désirs

    Tu es notre élixir

    Rien que pour le pire

     

    On naît consommateur

    Débiteur

    Emprunteur

    Pour ton plus grand bonheur

     

    On veut ce que nous n'avons pas

    On ne veut plus ce que l'on a déjà

    Peu utiles, peu désirables sont nos achats

    Tu es partout à la fois

     

    Deuxième budget mondial

    Derrière l'armement ton frère infernal

    Quelques poussières de votre argent colossal

    Feraient du bien pour un grand plan social

     

     


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    REGULUS CORPS CELESTE


    Là haut, tout là haut dans le lointain
    Entre la galaxie des bas fonds
    Et les boulevards de constellations
    Étincelle Régulus l’étoile du matin.


    Le tracé du firmament
    Qu’Erèbe arpente d’un calme Olympien,
    Les merveilles jaillissant de tous les méridiens
    C’est elle qui les suscitent imperceptiblement.


    Mais Régulus du haut de sa magnificence
    Ignore les effets de sa luminescence
    Se préoccupant seulement de sa configuration
    Corps céleste loin de toute considération.


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    DOUCE PHILOSOPHIE


    Douce philosophie
    Qui charme le temps
    Pareille à l’ineffable lie
    Tu te souilles éperdument.


    Une histoire se retire
    A pas de loup
    Sentiments qui s’étirent
    Pour douter de tout.


    Tout est à dire
    C’est-à-dire
    Que souvent rien n’est dit
    Et un silence parfois suffit.


    Douce philosophie
    Sur quelques pages de poussière
    Quand le choix est interdit
    Ne restent que les songes d’une pierre.


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  • Dialogue des carmélites (encre de Chine)

     

    LES CARMELITES


    Je me dirigeais vers mes points de repères
    Quand je fut transporté sur un horizon de lumière.
    Sur le seuil d’un domaine secret et intemporel
    J’étais ébahi, pris d’un grand sursaut spirituel.


    La galerie que je traversais faisait jaillir un parc infini
    D’où je ne pouvais m’échapper sans ma volonté.
    J’espérais que ce jardin libérant des parfums étrangers
    Puissent m’enivrer de quelques mystères inouïs.


    Ici et là des carmélites s’affairaient sans peine
    Imperturbables autant que je m’en souvienne.
    Elles étaient à ma recherche parmi les fleurs colorées
    Et les allées, labyrinthes pour des destinations éclairées.


    Ma présence, mon passage comptait
    Comme une invitation à me transformait
    J’étais dans un rêve se confondant avec des âmes de feu
    Enflammant des forêt et des forêts et c’était si peu !


    L’oubli subitement a marqué le pas
    Si bien que le vide s’est emparé de moi.
    Je quittais les sentiers rayonnant
    Car on ne peu arrêter le temps.


    Le domaine des carmélites
    N’était plus qu’un souvenir lointain
    Etaient elles humaines ?
    Avec leurs yeux levés au ciel et leurs pieds sur l’Eden ?


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    DESTRUCTION


    Il s’est détruit
    Quand il a vécu sa vie
    Avec un autre.


    Il s’est autodétruit
    Quand il a voulu vivre sa vie
    Avec un autre.


    Il est ni heureux, ni malheureux
    Quand il est avec un autre
    Pour vivre sa vie comme il peut.


    Peut-être est-il heureux ou malheureux
    Quand il peut, quand il veut
    Avec ou sans un autre.


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